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lundi 23 mars 2009

Petite sortie à Sète ...... mars 2009

Comme discuté depuis quelques temps, nous avions projeté, mon pote GG et moi-même, d’aller deux jours aux Saintes Marie de la Mer afin de « nettoyer » un peu la coque de nos bateaux.

Donc, départ vendredi et retour samedi, pour être avec nos épouses le dimanche (ils ne sont pas biens ces marins ?).

Vendredi matin prise de la météo, NNE 4 à 5 fraichissant E 5 à 6, pas terrible pour faire le trajet Palavas les Saintes... Rapidement nous décidons de changer de destination car se faire « branler » 6 heures cela ne nous réjouis pas. Allez ! On va à Sète, repas le soir dans un bon resto de viande et c’est tout bon, même si le retour sera avec du vent dans le nez mais c’est 2 à 3 heures et en plus les prévisions sont à la baisse pour samedi. Petit coup de téléphone à la capitainerie de Sète pour s’assurer d’avoir de la place. Pas de soucis. Je rappelle également celle de Port Gardian auprès de qui j’avais annoncé notre venue pour le soir et je trouve normal de la prévenir de notre désistement. Entre temps coup de téléphone d’une collègue de boulot (en congé) : « Alors qu’est que vous faites ? Ah Sète ? Bon alors je peux venir ? Mais oui plus on est de fous moins y a de riz. Entre temps, encore un copain arrive (celui qui a le même bateau que moi mais plus récent en cockpit arrière). Même échange de dialogue : « Ok je prends mon bateau et je viens avec vous. Allez bientôt on va faire un rallye...

PHILIPPE et son JOUET 32 L

melody GERARD et son MELODY

fandango GILLES et son FANDANGO

Du coup on n’est pas trop pressé et on casse la croûte sur le bateau au soleil, le vent souffle bien avec quelques rafales mais comme on l’aura au portant on ne s’inquiète pas. Il est 14h lorsque tout le monde se bouge, GG et son mélody, Philippe avec son Jouet 32, Caro et ma pomme son mon Fandango. Dès la sortie du port le vent est bien là entre 15 et 20 nœuds. On déroule du génois pas complètement et çà avance bien. Il ne fait pas très chaud mais au soleil c’est agréable. Le mélody comme d’habitude prend de l’avance (bon bateau et en plus carène propre), moi je me colle à la côte pour visiter et Philippe nous suit. Tout va bien.

Le jouet semble avoir quelques soucis car il fait pas mal de virement et d’empannages, on ne comprend pas trop ce qu’il fait, VHF, rien, GSM, rien …. Bizarre. Enfin il m’appelle et m’explique que tout va bien ou presque, qu’il s’entrainait à prendre des ris par vent soutenu. Je lui fais tout de même la remarque que lorsque l’on navigue à plusieurs on prévient les copains avant de faire des arabesques…. Rien n’est grave.

La côte défile rapidement, La cathédrale de Maguelonne, la plage des Aresquiers avec son pont (amer remarquable). Le mélody revient sur nous au moteur, GG nous explique qu’il n’y avait plus de vent où il se trouvait et c’est plus sympa d’être ensemble. C’est vrai le vent tombe un peu et change de direction nous obligeant à empanner. On aurait dû sentir, quelque chose mais il fait beau….

Cela ne dure pas, en l’espace d’un quart d’heure, nous sommes devant Frontignan et le vent rentre de SE, 20 nœuds, puis 25 puis 30 avec des rafales à 35. La mer, bien sur, se lève vite d’autant plus que nous sommes au bord du plateau de Sète. J’enroule, comme je peux, encore plus de génois et je le laisse travailler un peu en drapeau. Une vague plus rosse que les autres nous mouille copieusement, encore ¾ heure à peine à tenir, nous longeons la grande digue pour entrer dans le port par la passe Ouest. Il faut l’autorisation du port de commerce (canal 12) pour emprunter la passe Est, d’autant plus qu’un « gros » bateau y est en train de manœuvrer. GG laisse, comme nous un petit bout de toile, tandis que Philippe est sous trois ris et se bat avec son enrouleur qui est cassé (le tambour est désolidarisé).

vague L'ENTREE OUEST DU PORT

A vue de l’entrée du port je mets en route le moteur, puis je roule le génois en empâtant sur le winch mais tout est enroulé. Je préviens la capitainerie de notre arrivée, toujours la même voix très charmante qui nous confirme qu’il y a des places au quai des visiteurs. Petit virage à droite, mer de travers, moteur avant toute et hop nous passons entre les rochers. Le vent est toujours présent mais la mer est plate.

Pour ceux qui ne connaissent pas le port de Sète, c’est très grand, entre les ports de commerces à l’Est, les ports de pêches dans la ville, plusieurs bassins, bref on a de la place pour voir venir et surtout pour préparer le bateau, pare-battage, bouts etc. Le port de plaisance est juste sur la gauche après un phare rouge sous le grand môle. Au premier ponton, j’aperçois GG qui s’est mis entre deux bateaux et en plus il me semble reconnaître une silhouette bien connue, et oui il y a pascal11 qui nous accueille avec d’autres personnes. C’est toujours plus facile lorsqu’ il y a un comité pour vous recevoir.

Pascal à force de grand signe me dirige sur la première place en bout de ponton, OK j’ai compris, je mets les deux gros pare-battages à bâbords, prépare un grand bout à l’avant et je commence mon approche. Il faut que je vire large mais il n’y a pas trop de place afin de venir « mourir » sur le quai. Première tentative je suis trop en travers et le vent me fait ressortir : on largue tout je recommence, (j’apprendrais après que GG avait essayé deux fois pour prendre cette place, sans y parvenir). Là, je me prends encore plus large et surtout une personne monte sur le bateau vers lequel je me dirige afin d’attraper un bout pour maintenir l’arrière dans la place. C’est la bonne tentative, l’avant est amarré au quai, on me passe une pendille (merci les gars la vase et les moules avec …) tout est amarré. Philippe arrive enfin il entre en marche arrière entre deux bateaux, superbe manœuvre.

Tout le monde est là, merci encore à Pascal et aux autres. Il y a un Pogo 8.5m des Glénans et moi à côté d’un mini 6.5 proto. Une fois que les bateaux sont bien en ordre on décide d’aller à la capitainerie. Pas besoin c’est la capitainerie qui vient à nous. Le visage est tout aussi charmant que la voix, les actes de francisation sont échangés contre les clés et rendez vous pris pour demain matin. La vie est belle, on peut attaquer l’apéro.

On démarre chez moi mais le frais arrive vite et l’on se retrouve dans le carré du mélody et son chauffage. On ne bois pas trop car il faut aller au resto et c’est de l’autre coté du port … à pied …. On discute du vent, les anémomètres ont enregistré F8. Vers 19h30, on décolle. Je descends le premier du mélody, amarré nez au quai. C’est un peu haut mais bon, j’approche le bateau afin de faciliter la descente de Caro et nous nous dirigeons vers la sortie. Pascal est encore là et nous échangeons deux trois déconnades comme d’habitude et tout d’un coup un grand cri « très dur », je me retourne et j’ai juste le temps de voir Philippe en train de s’étaler sur le ponton et de ne plus bouger …. Malgré les quelques kilos en trop je me précipite vers le copain qui est recroquevillé sur le ponton, inerte, les yeux fixes grands ouverts, pas une parole ….. A coup de grandes claques, il revient à lui, je comprends qu’il s’est pris le côté droit, certainement les côtes …. Tout va très vite, GG et Caro vont chercher une couverture, Pascal appelle les pompiers et moi je fais ce que je peux pour garder le contact avec Philippe. Il va mieux mais ne peux à peine bouger, il tente de se lever mais retombe tout de suite. Pour l’instant il ne craint rien on l’a mis au milieu du ponton, il n’a pas froid même si les deux pieds sont mouillés. L’ambulance arrive, transport sur brancard et direction l’hôpital de Sète.

Ouah ! Quel bordel …. Cela ne nous empêche pas d’avoir faim …. Direction de «Lou Biou » vers le quai d’Alger.

Petit resto typique, spécialité viande et surtout du bœuf. L’entrée de la salle met tout de suite dans l’ambiance, à droite le grill de bonne taille, frigo ensuite les armoires frigo avec les quartiers de viande …et le patron qui vous accueille. A sa corpulence on a de suite compris que ce sera forcément bon et que l’on regardera à deux fois pour les critiques …. On se met juste à une table devant les frigos … comme cela on peut choisir et bien évidemment on prend deux côtes de bœufs à la santé de Philippe …. Plus des brochettes pour Caro. Tout se passe bien, la viande est excellente, et les pichets de rouge corrects. Vers 22h30 Philippe nous appelle, plus de peur que de mal mais une côte fêlée, il attend un taxi et il nous rejoint. Le patron nous confirme qu’il peut encore manger. cote A ce propos on lui demande de lui ramener les os des côtes dans une assiette, il pourrait en avoir besoin. Philippe nous explique ce qui s’est passé : voulant descendre du bateau, il se met dos du quai, et il a voulu sauter, mais il est tombé entre le quai et …l’ancre l’a retenu sur le cotes….

La soirée se termine tranquillement. Nous sommes tous rentrés à pied pas très rapides mais çà va, un dernier coup de rhum sur le bateau de Philippe et tous au dodo.

La nuit a été longue car, mis à part le froid malgré le chauffage, le moindre souffle, la moindre vaguelette, font bouger la bateau et donner de tels à coups que tu as l’impression que les taquets vont s’arracher. Samedi matin, le coq de Sète se réveille vers ….7h30, café …. Je vais voir GG mais le bateau est vide, téléphone, il est déjà chez Philippe. On se retrouve tous pour le petit déjeuner. Personne n’a bien dormi …. Je vous passe les détails de tous les réveils, toilettes, douches … gueule dans le pâté…. Brève visite à la capitainerie pour payer (14€ pour des 10 mètres) et nous voilà presque sur le retour. Caro repart avec Philippe pour au moins tenir la barre et en principe c’est du moteur tout le long.

Ah oui j’oublie le départ du proto…. Un 6,5 proto, par principe, cela n’a pas de moteur … en le sachant, je me serai mis à la première place du ponton mais à cette place j’y suis maintenant… et lui, il faut le déhaler pour sortir avec, bien sur, le vent de travers. A la main on le fait glisser le long du pendruig (je ne risque pas grand chose) puis on essaie de le faire passer de l’autre bord mais en vain, je décide de larguer mes pendilles, en souhaitant le faire passer. Tout le monde est de travers mais on arrive tout de même à faire passer le proto …. mais …… il emmène la pendille avec lui, coincée dans le bulbe de la quille (à ce propos je pense que les archi thèques devraient réfléchir à faire des bulbes sans profilé vers l’avant …. comme cela, dans le cas d’une prise de bout, ce dernier pourrait « glisser »). On se retrouve, pendruig, de nouveau amarré avec une des deux pendilles, le proto qui a passé le bout du ponton, à couple du pogo des glénans, mais avec la pendille entourée à sa quille...

Un des animateurs des glénans suggère de détacher la pendille du quai, d’y accrocher un long bout avec une bouée. Ensuite, ils ont tourné autour du proto et tout s’est libéré. Ils ont sauvé, le proto et la pendille…

Enfin libre, le proto s’est désaccouplé du pogo et un petit coup de « foc » et le voilà à 10 nœuds dans le port (j’exagère un peu ).

Cela va vite tout de même, le skipper faisait ses qualifcations en vue d’une mini transat et c’étaient les premiers ronds dans l’eau du bateau.

Bon maintenant à nous, le vent est bien tombé, les moteurs ronflent, et c’est parti pour 2 grosses heures de nav. Philippe part en tête, puis ma pomme et en final GG.

La sortie du port, un reste de houle, 2200 tours et patience. retour

Vers la passe Est il y a des gros plots d’amarrages pour les pétroliers, et un genre de remorqueur qui se trouve à côté. GG, en tête, passe entre les plots et le remorqueur mais au dernier moment, coups de sifflets et des grands gestes de la part des personnes à bord, nous faisant signe de passer au large des plots vers la cote. Ok on a compris on fait le détour. Ensuite on se colle à la plage (3,50 m de fond) même que GG est passé à 2,5 au large du port de Frontignan … et voilà on se retrouve tous à Palavas pour le dernier casse croûte du WE et chacun repars avec dans la tête plein de souvenirs.

Juste une toute petite conclusion que Philippe a compris, (je laisse de côté, l’accident qui peut arriver à tout le monde), mais une sortie n’est jamais une petite sortie ….. et le bateau doit être au mieux. Si on part avec des ennuis, souvent cela s’aggrave ensuite. On part avec force 5 annoncé, nous, GG et moi, les bateaux sont prêts, lui, montage du pilote qui ne tient pas, enrouleur de génois cassé, etc. Il est dur mais il ne faut jamais jouer avec les éléments naturels, ils te rappelleront toujours à l’ordre.

Sinon, super week-end, il se passe toujours quelque chose …. en bateau.

Il fait beau, c’est le printemps et la vie est belle.

remerciements aux copains de Sète, et à Caroline pour les photos

jeudi 16 octobre 2008

Essai d’un survie Bombard

Lors de notre rencontre au Frioul, le dimanche 5 octobre 2008, nous avions décidé de procéder à la percussion d'une survie. C’est une expérience attendue par tous car nous n’avons que rarement l’occasion de voir ces engins en fonction. (heureusement) C’est une Bombard en conteneur de classe 5 périmée depuis quelques années mais on ne sait pas de combien car il n’y a plus aucune date sur l’enveloppe.

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Préalablement solidement attachée au quai, nos deux plus grands gaillards, Maurice et Alexandre, se décident à jeter le tout à l’eau. ET hop ! DSCF3530__Small_.JPG

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Les nombreux matelots retiennent leur souffle ….. rien … si le conteneur flotte

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Il leur faudra plusieurs tentatives pour tirer sur la sangle car le conteneur a tendance à vouloir se glisser sous le quai, Enfin avec l’aide de tous, la sangle est extraite (plusieurs mètres) et avec un bon coup sec et dans un bruit d’enfer (non là j’exagère) les deux coques explosent et la survie commence à se gonfler.

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Houa, ! applaudissements, les boudins sont bien tendus. Quelques matelots s’inquiètent des bruits de fuite, d’autres expliquent que c’est normal, que c’est le trop plein de la bouteille. La survie flotte tranquillement, dérivant doucement en traînant son ancre flottante.

Oh c’est pas grand ! c’est une 6 places ? et bien dit donc il en faudra du courage !!!! Il nous faut des volontaires pour tester la stabilité : Maurice se précipite, il n’avait pas encore compris que Sylvie était aussi volontaire… Alors là tu es déjà mal dans une survie mais en plus avec La Baronne vraiment tu n’as pas de chance !!!!

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Un vrai naufragé arrive de nulle part par la mer.

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Quel courage Joël, heureusement que ton string te tient chaud.

Pas facile de monter à bord.

Heureusement qu’il ait fait beau
Et que le Bombard soit un bon radeau
Heureusement qu’il ait fait beau
Car vraiment c’est pas du gâteau !

Maurice et Sylvie essaient de monter la tente mais sans arceau c’est très angoissant, ils ne tiennent pas longtemps dessous.

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Ils découvrent enfin le sac avec tous les objets qui doivent nous assurer de notre maintien en vie.

Tout d’abord l’écope, super ! elle est totalement explosée …..

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ensuite une lampe torche étanche, elle aussi elle est cassée et bien évidemment ne fonctionne pas.

Cà commence bien. Ah si quelque chose de positif Sylvie a trouvé l’éponge elle est intacte.

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Au fait où se trouve le couteau car là on rigole mais notre « bateau » a coulé et il faut bien couper la sangle. Cherche ; ah ! çà y est, quelqu’un se rappelle qu’il doit être scotché à l’extérieur, et oui il est bien là et même bien scotché. DSCF3568__Small_.JPG Avec peine Maurice récupère le couteau et après quelques essais renonce à trancher la sangle ; tant pis je coulerai avec mon bateau et na ! Ah au fait Joël est arrivé à monter. Il trouve le miroir de signalisation, Maurice trouve les fusées, Sylvie découvre le carnet qui nous indique que la dernière visite remonte à 1999. C’est bien tout de même mais comme il n’y a pas beaucoup de dates, on peut aussi s’interroger sur la véracité des renseignements.

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Il y a encore le gonfleur ainsi que les rames (c'est pas gagné pour faire des miles)

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Personne ne trouve de notice dans le sac, il semble qu’il faille mettre deux bouchons sur les boudins, enfin rien d’évident. Bon c’est pas le tout mais on ne s’ennuie pas, les matelots commencent à trouver le temps long (cela ne fait qu’un heure au plus qu’ils sont dans le radeau).




Tout le monde est remonté sur le quai.

Ce fut une belle expérience pour tous les participants. Il est regrettable encore une fois que le matériel dit de sécurité soit cassé. Je pense personnellement que cela doit se produire lorsque l’on referme le conteneur.

Il faut se dire que si tu es dans un radeau c’est que tout le reste est perdu et qu'à être sur l’eau c’est tout de même mieux dans un radeau.

Conclusion encore et on ne le répètera jamais assez :

Bateau tu ne quitteras,

Sauf en haut du mât

Et avec de l’eau

Au bout des doigts.

samedi 11 octobre 2008

Un visu au Frioul

L'idée est lancée : on se voit au Frioul un week-end d'octobre, les 4 et 5. Tout le monde est motivé et l'on sent un profond enthousiasme parmis la communauté d'Hisse et Oh. C'est formidable. C'est décidé je pose deux jours de congé, je pars le jeudi soir et reviens le lundi. Qui pars avec moi ? La baronne est partante et La Reynette vient nous rejoindre. Nous serons donc trois à bord du PenDruig.

Plus la date se rapproche plus la tension monte. Tout d'abord la météo : pas terrible au début mais le vent prévu est dans le bon sens pour le départ et doit tomber pour nous permettre de revenir. Le bateau est pret mais j'ai toujours un doute sur les filtres moteurs (j'en prends en rechange au cas ou), les courses sont faites le mardi soir. Tout est OK.

Jeudi comme prévu je quitte le boulot à 16h30, fonce à Palavas, et départ à 17h30. Sylvie et Annie sont déjà prêtes, le reste de l'approvisionement est à bord. On largue les armarres.

Dès la sortie du port le vent est là NNO, 15 noeuds. Le génoa est déroulé, cela suffit pour être à 5,5 noeuds. Je donne quelques consignes sur la manipulation du bateau mais tout est simple, tout va bien se passer.

Nous avons des nouvelles d'un autre bateau qui est à une quinzaine de miles devant nous. C'est nos amis KpK et Terrisse. Ils vont bien et eux aussi ont du vent.

Il fait très beau mais nous sommes tout de même en octobre et le froid se fait sentir. Chacun se prépare pour le nuit en se couvrant chaudement. La baronne prend le premier quart .... de couchette et nous restons Annie et moi aux commandes. En fait on surveille surtout le pilote faisant le reste.

Le vent est au rendez-vous et nous oblige à lofer légèrement pour ne pas être en vent arrière. La vitesse augmente et nous sommes constamment à 6 noeuds. La mer se lève un peu mais tout va très bien, nous avançons vite et dans le bon sens. Nous avons laissé l'Espiguette, puis les Saintes Maries et déjà nous longeons la Camargue avec Beauduc et Faraman. La nuit est fraîche et le port de la veste de quart et la salopette est de rigueur. Chacun part dans ses rêves et guette au loin les lumières de Marseille, lieu de notre arrivée. Annie va se reposer et Sylvie vient me rejoindre dans le cockpit. Moi, je suis en pleine forme et la fatigue ne se fait pas sentir.

An niveau de la baie de Fos je décide d'empanner afin de revenir vers la cote pensant que la mer sera moins formée. Il n'y a aucun trafic de pétrolier dans la baie et c'est tant mieux. Vers 2h30 le téléphone sonne, c'est Jacques qui nous signale leur arrivée au Frioul, super. Il a trouvé une place au quai d'honneur à côté du bateau de Pascal. Il nous attend mais on en a encore pour trois heures. Peu après je leur signale qu'ils peuvent aller se coucher et que l'on se verra dans la matinée. Pour nous tout est OK, la mer s'allonge un peu ce qui est normal avec l'augmentation de la profondeur, le vent ne se calme pas, nous alternons génoa en plein et génoa enroulé à la première marque. Le pilote est toujours aussi bon, il a fallu simplement que je change le niveau de réponse. Je suis super content car la batterie de 90 A tiens bien le coup, pilote plein régime, feux de navigation, gps, vhf et de temps en temps l'ordinateur.

A 5h30 nous longeons l'île de Ratonneau. Un ferry veut jouer les gros bras devant nous, même pas peur, si, un peu Annie. Le moteur est en marche, la voile enroulée et nous entrons dans le port du Frioul. La mer, enfin, se calme mais il y a encore pas mal de vent. Un petit tour dans le port, les parebattages sont en place ainsi que les amarres. Je vois bien les deux bateaux au quai d'honneur mais je ne me sens pas capable d'attrapper une bouée puis de reculer au quai. Il y a une bonne place en long sur le quai d'honneur, on y va et on verra tout cela dans quelques heures.

Le bateau est amarré, tout est OK, enfin on va se coucher, il est 6h30. On aura mis en gros 12h pour faire 80 miles. Je dormais bien lorsque le télephone sonne : je ne râle pas c'est mon épouse .... de plus, j'entends dehors, la douce voix de Jacques qui parle de petit déjeuner. Allez ,oust, on n'est pas là pour dormir, ah cela fait déjà trois heures que je me suis couché, cela doit suffir.

Les retrouvailles sont toujours aussi sympas, Jacques et Thierry puis Pascal. Un bon café au troquet du coin puis un autre bon café avec tout le monde sur mon bateau (ces dames sont réveillées, Annie un peu dans le gaz mais çà va). Les autres bateaux s'éveilent aussi il y a Ti-punch et Marc. Le maître du port nous conseille de manoeuvrer les bateaux afin de les rassembler au quai et se propose de nous aider à prendre les bouées. Heureusement qu'il est là.

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Le melody de Marc est en panne moteur, moi je ne suis pas très chaud avec le vent. Bref tout le monde s'entraide et nous voilà tous les uns à côté des autres. Les amarres sont bien tendues et une garde sur chaque bateau est nécessaire pour tenir à peu près les bateaux droits.

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Il faut dire que le vent ne faiblit pas et nous prend légèrement de côté. Les copains arrivent peu à peu et voilà une flotte de huit bateaux.

les bateaux

Allez on mange ! Pas de soucis. A bord ! Pas de problème. Et voilà comment on improvise un casse croûte à 14 dans le cockpit enfin presque puisque La Baronne se repose dans le bateau.

simple casse croûte à bord

Le soir on remet cela mais au chaud dans le merveilleux et somptueux bateau de Falcor : c'est bon le luxe et l'opullence. Quelques verres d'apéro plus tard on se fait une grosse platrée de pâte. Quel bonheur de se revoir et de découvrir de nouveaux copains. C'est tout de même super que des personnes ne se connaissant qu'à travers le site se retrouvent comme si elles s'étaient vues hier. Cà doit être çà une famille. Plusieurs points communs entre tous ces gens là : le site Hisse et Oh, la mer mais surtout la franchise, l'honnêteté dans la façon d'être et dans les propos. Personne ne s'est jamais cachée derrière un écran ou un clavier et au contraire est fière d'être là et de se montrer.

Bon comme disait "l'autre" : " Il se fait tard ..... il faut que je rentre chez moi"

Tout le monde a besoin d'une bonne nuit de sommeil qui s'annonce agitée. Le vent est toujours là.

quel vent !

Samedi matin les équipages émergent doucement. Pas de casses durant la nuit tout a bien tenu. Nous recevons des nouvelles des autres copains qui venaient de Toulon, certains ont fait demi-tour et d'autres sont à La Ciotat. Sage précaution car la météo est toujours aussi animée. Ils vont venir au Frioul par la navette (s'il y en a ...) Notre joyeux GO nous a trouvé un lieu à l'abri pour le repas c'est super. Les toulonais sont arrivés, nous pouvons nous rassembler pour déguster les différentes spcécialités emménées pas les matelots, çà va des huitres, aux multiples pâtés accompagnés de boissons des îles et des vignobles du sud. La paëlla se construit doucement, çà sent bon .... quand est-ce qu'on mange ? On est presque prèt mais il me semble que certaines personnes manquent .... quelques mouvements de foule et l'on voit arriver bien encadré de KpK, Annie et Nolan (Alexandre) notre Tom vénéré, le créateur d'Hisse et Oh. Surprise générale (ou presque, j'étais au courant), peu de gens le connaissait à par ceux qui étaient à Paris au salon nautique. Tout le monde vient le saluer et lui marque une profonde reconnaissance pour tout ce qu'il fait pour ce site. Enfin on peut manger. Superbe paëlla.

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paella

Les présentations de chaque matelot donnent l'occasion de beaucoup de rigolade. Le vin coule à flot enfin c'est génial, l'ambiance est à son comble. Tout le monde paraît heureux. Le soir, les toulonnais doivent rejoindre leur bateau (c'est en fin de compte la seule ombre de ce week end), nous on se retrouve sur le bateau de Falcor (à un moment nous y étions 24 dans le carré).

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Les restes de la paëlla sont réchauffés et même si personne n'a trop faim les assiettes de nouveau se vident en silence. Les émotions, le vent et peut-être un soupson d'excès alimentaire font que pas mal de matelots vont se coucher. La nuit de samedi à dimanche fut particulièrement agitée, bref on n'a pas beaucoup dormi. Enfin au matin le vent finit par se calmer comme prévu et il fait un superbe soleil. Les premiers départs sont annoncés, pour moi ce sera vers midi. Entre temps nous avons percuté une survie (j'en parle ailleurs). Allez il faut y aller, il faut rentrer. Adieu à tous et à bientôt comme on dit. Les îles tournées le vent est dans le nez enfin le peu de vent , donc moteur, grande voile haute et bordée à plat. Il suffit de prendre son mal en patience. Nous longeons la côte et c'est plus sympa. Déjà le golfe de Fos, dans lequel circulent quelques mastodontes. Un devant à babord, deux à tribord. Cà passe. L'eau est d'un calme extraordinaire.

Le rhône est passé dans la foulée. Il ne fait pas très chaud et le moteur ronronne bien.

Vers 21h nous sommes déjà au large des Saintes et à 23h le bateau est amarré à sa place. Tout le monde va se coucher et à demain.

Et voilà un week-end comme on aimerait en vivre souvent et surtout qu'un maximum de gens découvre cette amitié et ce respect entre des personnes intelligentes.

merci à tous et particulièrement aux photographes

lundi 19 mai 2008

Petite balade en Corse du 30 avril au 13 mai 2008

C’est décidé cette année je fais une virée en Corse toujours avec mon copain Gérard et son mélody «Le Vagabond ».

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Etant libéré de l’obligation de pointer tous les matins, GG part quelques jours avant moi et nous nous donnons rendez-vous vers Port Cros afin de traverser de concert.

Le bateau semble prêt, le marin aussi, le mercredi 30 avril je quitte Palavas vers 18h. Cap 110°. Un autre bateau ami m’escorte durant quelques minutes cela fait toujours plaisir de voir des copains.

Un bon vent de Sud Ouest nous déhale à 6 nds, la mer est belle, tout va bien. La pointe de l’Espiguette est laissée à bâbord, je me mets vers une ligne de fond de 20m afin d’éviter tous les filets. Mon cap est réglé sur le phare du Plannier. Cela me fait passer bien au large de la sortie du Rhône. La nuit tombe vers 21h il ne fait pas chaud et ma vieille combi en polaire, plus le ciré et la veste de quart sont les bien venus. Le moteur remplace assez vite le vent et c’est à bonne allure que je vais passer cette première nuit. Comme toujours en bateau il y a forcément quelque chose qui ne marche pas et bien là c’est la batterie de service (170A) qui est morte et ne tient plus le pilote au bout de 4 heures. C’est ballot même avec un bon vent de grand largue je suis obligé de mettre le moteur. Enfin rien de grave celle du moteur est bonne ….. Au passage j’essaie mon détecteur radar « Mer Veille », c’est bien çà fonctionne, je dois avouer que c’est presque trop bien et les bateaux sont « vus » de très loin. La visibilité est très bonne et je ne l’allume pas en continu. Contact téléphonique avec « Le Vagabond », il est au port de Port Cros. Quelques soucis d’informatique qu’il finira par résoudre et tout va bien aussi chez lui. Il est prévu de se retrouver au large des îles d’Hyères. Il est midi lorsque je suis au niveau du phare de Porquerolles. 18 heures pour venir de Palavas c’est bien. Nous sommes maintenant en liaison VHF mais pas en visu et le vent est bon genre Force 4 de Sud Ouest et cela dépote vite j’enregistre une pointe à 7,8 nds au loch, toujours voiles et moteur. Après vérification de nos positions « Le Vagabond » se trouve à 8 miles devant moi. Je vais mettre près de 6 heures pour le rattraper alors qu’il n’a qu’un bout de génois. Enfin avec la complicité de cargos qu’il a été obligé de laisser passer on se retrouve en direct. Le vent finit par tomber et le moteur prend le relais. Belle nuit, pas de lune mais de splendides étoiles. Deux autres bateaux nous accompagnent, on se sent moins seul. Ma deuxième nuit se fait ressentir et je dors tranquillement par petit bout bien protégé de la capote. Un petit croissant de lune apparaît tandis que les côtes de la Corse se dessinent à l’horizon. Grand calme du matin il y a cinq voiliers dehors malgré l’heure matinale (6h) et enfin vers 10h nous arrivons dans le port de Cargèse. Deux places côte à côte entre deux barques de pêche, et la vie est belle. On sent déjà le goût de la Pietra. J’aurai mis 40 heures pour cette traversée belle moyenne mais le moteur m’a beaucoup aidé.

cargèse



Direction le bar le plus proche et deux tournées de bières fraîches, un petit casse-croûte au bateau vite fait, une sieste réparatrice et tout est super, les vacances commencent. Le soir nous mangeons au restaurant « Le cabanon de Charlotte », ce sont des amis de GG.. Une bonne nuit de repos, une ballade au village pour l’avitaillement de frais, la journée passe vite. Pour ceux qui connaissent on a failli faire la descente au port en roller mais on n’a pas osé ……. De plus à cette période de l’année la nature est superbe verte et fleurie, les figuiers de barbarie sont très accueillants !!!!

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On profite du port pour faire le plein de GO. (très cher mais c’est le prix). A propos de prix le port est à 18€ pour un moins de 10 m et 21€ pour plus de 10 m, plus la douche à 2 € et la cerise sur le gâteau, le wifi est gratuit sur le port.



Départ le 4 pour le mouillage de Campomoro dans la baie de Valinco, on passe par la petite passe des Sanguinaires, le vent n’est pas du voyage, moteur et encore moteur. Arrivée vers 15h au mouillage. Il n’y a que deux autres voiliers le rêve surtout lorsqu’on connaît ce coin en été …. Prenant notre courage à deux pieds on monte jusqu’à la tour génoise, (la tour est maintenant fermée et réservée à une exposition payante bien entendue) ce n’est pas grave la ballade vaut le coup pour la vue sur la baie. Nuit tranquille, pour une départ vers Bonifacio. Et c’est reparti, moteur au début, puis un bon vent d’ouest nous propulse vers le groupe d’îlots « Les moines ». A l’aide des cartographies informatiques on passe entre les écueils de ces pièges à navigateurs. Arrivée dans les bouches par vent arrière on serait presque obligé de freiner. Tout le bateau est prêt pour le port. Nos différents appels à la VHF sont vains, il est 14 heures. On fait un petit tour de reconnaissance et puis c’est décidé il y a de la place sur une panne vers les cafés. Appontement, comme d’habitude, parfait, en marche avant, les deux bateaux sont ensembles.

bonifacio

La visite à la capitainerie se passe bien 19€ pour mon PenDruig, on achète une prise de quai chez le ship du coin, j’ai encore oublié la mienne dans mon garage, là-bas elle est utile …. Les prévisions météos ne sont pas très bonnes pour demain, donc on reste deux nuits, on verra cela après. Et puis je change ma batterie et je ne l’aurais que demain. Chose dite chose faite, j’ai acheté une batterie de 90A et déposé ma vieille de 170A. J’en profite également pour refaire un peu de câblage électrique. La météo annonce toujours de l’Est pour demain mais aussi pour les jours suivants. Ceci n’est pas encourageant pour notre virée vers Porto-Vecchio.

Mercredi 7 nous décollons du ponton vers 7h30. Le vent semble tombé dans le port. Moteur direction les Lavezzi, dehors ce n’est pas la même chanson. Il y a un bon force 4 voir 5 venant dans le nez. Je voulais montrer la passe entre les cailloux à Gérard mais j’y renonce, si on a le moindre pépin on va dans les rochers. On décide au début de faire le tour des îles. Le vent et la mer montent progressivement. Les prévisions météos confirment le courant d’Est durant deux jours. Si on doit se faire « branler » juste pour aller à Porto-Vecchio sans pouvoir s’arrêter ni à Rondinara ni à Santa Manza, je pense que cela ne vaut pas le déplacement. Après discussion VHF avec GG, c’est décidé on fait demi-tour et on retourne vers le golfe de Propriano. C’est le bon choix et le confort à bord s’améliore, dès que le demi tour fini le bateau file à 7 nds avec juste un bout de génois. La mer se calme dès la sortie des bouches et la remontée vers «Les moines » est super. Pas de regret. En chemin quelques dauphins mais pas très coopérants et puis une belle attaque de thons avec leur saut en prime. Je rassure tout le monde je ne pêche rien. Vers 15H30 nous jetons l’ancre dans la petite baie de Porto Polo juste devant le tout petit port. Nous sommes les seuls bateaux.

Jeudi 8 mai, c’est férié …. Et nous on navigue tranquillement vers Cargèse. Toujours voile et moteur, on laisse à tribord les Sanguinaires et l’étrave du PenDruig entre dans le port vers 15h. Bien sur comme d’habitude, le vent se lève juste pour nous « aider » dans les manœuvres. Il y a de la place, premier appontement à la même place que l’autre jour mais la barque de pêche est toujours en vrac et en travers et en plus elle utilise « ma » pendille. Le vagabond se range gentiment et du coup je ressors afin de me mettre à côté de lui enfin à un bateau près. Cà y est tout le monde est accroché on peut enfin se diriger vers la taverne pour une bonne Pietra méritée. La capitainerie est fermée (férié) on aura droit à la douche demain matin.

J’avais envisagé de traversée mais les prévisions ne sont pas très bonne avec de l’Est force 6 sur le continent avec de la pluie. Je reporte mon départ et je partirai certainement lundi ou mardi.

Vendredi, journée peinarde à Cargèse, rencontre avec un jeune couple voyageant avec leurs deux enfants. Ils n’ont pas eu de chance car en sortant de Cargèse et virant la pointe pour aller vers Capo Rosso ils ont tapés sur un caillou. Plus de peur que de mal mais du coup ils sont revenus au port. Apéro le soir sur mon bateau, le moral est remonté.

Samedi 10 mai, la météo est bonne et on va vers le mouillage de Girolata. Passage au ras du Capo Rosso et les calanques de Piana (entre nous nettement moins impressionnantes que celles de Marseille ou de Cassis), on coupe le golfe de Porto afin de rejoindre Girolata. Bien sur le vent se lève un peu toujours quand on entre dans un port.

cap rosso

Ce mouillage, je le connais, enfin je le connaissais, maintenant il y a deux bouées marquant l’entrée de la zone, puis pleins de bouées blanches …. Il est où le mouillage ? Enfin on peut toujours jeter l’ancre à l’extérieur. Les corps-morts sont doubles, un devant et un derrière. On ne bouge plus. Il y a environ 25 places. Heureusement un zodiac, enfin un monsieur dans le zodiac, vient nous placer, les deux bateaux sont accrochés côte à côte. Tout va bien. Il doit avoir une dizaine de bateaux, c’est bien. Petite balade à terre, avec rencontre d’autochtone, jeune homme avec à l’épaule non pas un fusil de chasse mais carrément la carabine pour éléphant …. A la sortie des maisons sur le chemin Mar et Monti, les restes d’un sanglier sèchent au soleil. C’est sympa et accueillant comme petit hameau. La Pietra s’impose mais sans abus, on paye le transport …. Il faut dire que le village est à 4 heures de marche à pied de la première route. Le principal moyen de transport reste le bateau en liaison avec Porto.

girolata.JPG

Je commence de plus en plus à regarder la météo, pas simple, gros courant d’Est, une légère accalmie la nuit prochaine, nuit de dimanche à lundi, puis cela repart avec du 6 sur la Provence ….. Je vais voir cela demain. Dimanche 11 mai, météo confirmant cette accalmie, petite virée à la capitainerie où il y a Internet, visite de sites italiens de prévisions sur 3 jours, c’est décidé je pars maintenant laissant GG. Vers 9h30, les bouées sont lâchées, cap à l’Ouest enfin au 290°, moteur comme toujours. Quelques contacts avec le Melody qui se dirige vers Calvi puis silence radio, je suis à 35 miles de la Corse. Toujours pas de vent d’Est. En fait j’aurai attendu toute la nuit ce courant d’Est et j’ai eu plutôt de l’Ouest. Cela se traduit par 20 heures de moteur avant de revoir le continent. Le détecteur de radar fonctionne très bien et me prévient presque trop tôt de la présence d’un bateau. Il y en a même un qui a dû me suivre durant toute la traversée sans jamais me rattraper. Je le ne l’ai jamais vu !!!

Lundi 12 mai (Pentecôte). Au levé du jour les îles d’Hyères sont là, le Sicié est avalé comme une fusée, toujours pas de vent. Au large des calanques j’arrive à avoir une liaison avec un autre bateau de Palavas (Carambar), ils sont au Frioul et vont aux Saintes Maries de la Mer. C’est tout vu on se retrouve là-bas. Je navigue beaucoup plus large qu’eux et ce n’est que vers Faraman que le contact s’établit. C’est super de retrouver des amis en mer, il y a quelque chose de magique. Le premier arrivé au port prépare l’apéro. Je fonce tout Yanmar dehors. Arrivée à Port Gardian vers 19h30, appontement, la fatigue se fait sentir. Carambar arrive peu après, ils ont une excuse de près de 500 g avec écailles. Il est pas frais mon maquereau Il était très bon le soir même. Dire que je me suis endormi difficilement serait mentir, je devais dormir avant de toucher l’oreiller. Demain levé 6h (avant le port) et retour à Palavas.



Mardi 13 mai 6h30 départ pour la dernière étape de 20 miles environ, pas de vent, moteur pour changer un peu. Tout doit être simple mais la réalité en est autrement. Vers 8h le moteur donne des signes de faiblesse et finit par s’arrêter. Avec le peu de vent je continue. A l’évidence c’est la panne sèche. J’aurai dû remettre la réserve de G.O., mais cela est trop tard. Je n’arrive pas à réamorcer, une prise d’air à dû se faire lors du désamorçage. Pas trop de soucis, il fait beau le vent se lève un peu dans le nez mais surtout Carambar est derrière moi et, prévenu, se dirige sur moi. Je file à 6 nds vers Sète, je vire de bords vers La Grande Motte, puis de nouveau revirement vers Palavas. Vers 13h plus de vent, la mer lisse me balade au grès d’un vieux restant de houle. Je n’ai plus qu’à attendre mon remorqueur. J’ai l’habitude et puis entre nous au prix du carburant ….. Une heure se passe à me faire bronzer et l’étrave de Carambar se profile non loin de moi. Pris en remorque nous regagnons Palavas à 4 nds. La mer est toujours aussi plate et c’est bien pratique dans ce cas là.

A 15h30 c’est fini PenDruig est à sa place, merci aux copains, je range rapidement le bateau et direction la maison pour une bonne douche.

A une prochaine fois ! Conclusions techniques : Suite à la panne sèche dû à une sous estimation de consommation, 2,3 litres au lieu de 2l, cela à engendrer une suite de problèmes. La poire de gavage ne fonctionne plus (poubelle), le décanteur présente une fuite d’air. Son remplacement est programmé. J’en ai profité pour sortir le réservoir (90l), installer le retour de G.O. directement sur le réservoir, faire la vidange avec changement des filtres (Huile et G.O.). Tout est maintenant correct. On peut repartir. Le voyage à deux bateaux est vraiment une grande sécurité. Encore merci.

mercredi 19 mars 2008

Le Capitaine Pendruig

Oui c'est moi

 
 gilles

Il ne faut pas avoir peur de se présenter donc je vais résumer le personnage.

Je m'appelle Gilles, je suis né il y a quelques temps, 56 ans pour être précis, dans une ville du Nord de la France appelée communément PARIS, après de brillantes études, comme ils disent, (BAC -1), je suis arrivé en Savoie ou la nature et les grands espaces correspondent plus à mon tempérament et à ma morphologie.

Quelques dizaines de boulot plus tard, le Sud m'ouvre ses portes et surtout son administration.

Après m'être vaguement occupé d'informatique et de formation auprès de nos chers enfants (au passage j'ai deux grandes filles et un petit fils ...) je surveille de très près le niveau des ressources en eau dans notre département de peur d'en manquer pour l'apéro. Me dirigeant doucement vers la retraite, je m'entraîne chaque été avec mon bateau.

lundi 17 mars 2008

Présentation de Pen Druig : voilier Fandango

Présentation de Pendruig, un voilier de type Fandango sorti des chantiers Yachting France en 1975

  pendruig

J'ai acheté ce bateau en 1994, il se trouvait à Carro sur la zone technique. Certainement bichonné par ses anciens propriétaires mais souffrant d'un manque de navigation. Après une remise en état rapide nous l'avons convoyé en février 95 jusqu'à son port actuel, Palavas Les Flots.

A partir de ce jour je me suis mis au boulot pour le mettre à mon goût et ma taille tout en le laissant, dans la mesure du possible, naviguant.

Je vous passe les différentes étapes de cette restauration mais en vrac voilà ce que j'ai fait : première peinture coque en bleu, barbouillage du pont, dépose du moteur volvo md11c et son remplacement par un beau Yanmar flambant neuf de 27 cv, bouleversement de l'agencement intérieur avec dépose du coin toilette de l'avant afin d'avoir une "grande" cabine. L'ancienne cuisine a été remplacée par un cabinet de toilette avec douche et lavabo et WC. La cuisine a pris place à babord à la place d'une couchette. L'ancienne couchette "cerceuil" a été doublée pour que je puisse y entrer et surtout en sortir. intérieur

résultat une vrai cabine à l'avant, le coin wc séparé des couchettes, une cuisine en long avec frigo et double éviers, une couchette d'apoint correcte. Perte de place dans le carré mais on mange encore à 4 confortablement.

En 2003/2004 je m'attaque à l'osmose et j'en profite pour repeindre la coque et le pont.

Du point de vue accastillage : enrouleur de génois et génois changés, enrouleur de bôme Leisystème remis à neuf, installation de la trinquette, guindeau électrique et mouillage changés, portique avec panneaux solaires,

capote de rouf, annexe AX3, pilote AH4000 barre à roue et dernièrement AH6000 sur secteur.

Côté électronique navigation : gps, VHF avec dsc, ordinateur portable (Internet, navigation et photo), récepteur BLU, détecteur de radar Mer-Veille, radio cdrom.

Voilà, maintenant c'est le plus beau des bateaux et je l'aime mon "pendruig"...

en  mer

Caractéristiques Techniques du Fandango :

Voilier polyesther de 9,90m, bau de 3,15m, tirant d'eau de 1,70m. Fabriqué en 1975 par Yachting France. Moteur Yanmar de 2005 27 cv refroidissement par échangeur Grandvoile sur enrouleur Leisystem de 18m2 Génois sur enrouleur de 32m2 Spi symétrique de 70m2 Trinquette sur étai fixe de ?m2 Réservoir eau 250l + 100l Réservoir gazoil 90l + 60l Deux batteries : 1 moteur 70A et 1 service 90A. Panneaux solaires de 100W Barre à roue avec deux pilotes automatiques (AH 4000 et 6000) Annexe 2.50m genre AX3 avec plancher gonflable, Suzuki de 2cv

dimanche 16 mars 2008

Aller retour Palavas Ajaccio en solo juillet 2004

Bonjour à tous,

Pour alimenter les longues soirées d’été, je vous livre les premières impressions de mon « aller/retour » Palavas Ajaccio. Ceci n’a pas d’autre prétention que de vous faire partager ce petit voyage. le vagabond Parti le samedi 3 juillet 2004 de Palavas vers 11h deux bateaux, un mélody, un fandango, un skipper par bateau, grand beau temps, météo courant modéré d’Ouest, une heure de moteur puis toutes voiles dehors au grand largue, La Camargue puis La baie de Fos à 6 nœuds de moyenne, musclé mais du bonheur. Le soir le vent tombe (comme d’habitude) et la météo n’en prévoit pas pour la nuit. Nous décidons de relâcher quelques heures dans la calanque de Sormiou afin de repartir à l’aube et de profiter du vent. Grâce à l’informatique embarquée je « nous » fais une navigation à travers les cailloux, superbe, la lune ne se levant que vers minuit on ne voyait pas grand chose mais je connais pas mal le coin, le mélody me colle juste derrière et tout va bien.

Mouillage dans la calanque quelques bateaux, une bière vite fait et dodo. Enfin pour moi dodo, car le collègue n’ayant pas assez mouillé de chaîne s’est retrouvé à dériver vers le large à 3 heures du matin. Le moteur qui donnait des signes de déconnades ne démarre pas, enfin un peu galère, il me racontera après, dérive, purge des filtres et du moteur et enfin mise à couple vers 5 heures. On repart vers 6h avec du vent toujours portant jusqu’au large de Porquerolles et de nouveau pas de vent mais moteur à 3,5 nœuds.

En poussant un peu de nouveau il se met à déconner donc direction Port d’Hyères afin de changer tous les filtres et de voir ce qu’il en était. Au port tout va bien il y a de la place, le collègue se fait un appontement en panne moteur juste avec le peu de vent tout se passe très bien. Le lundi on trouve les filtres et on met en ordre le tout, départ vers midi, la décision est simple si le moteur fonctionne normalement on va en Corse, sinon on reste dans le coin. Tout à l’air de cracher correctement donc nous voilà parti pour Cargèse au moteur car la météo est calme.

Traversée sans problème à 5 nœuds de moyenne, dauphins au lever du jour une traversée banale mais toujours aussi bonne. La joie de voir la terre au petit jour reste aussi forte qu’à ma première traversée. Mon bon vieux fandango se comporte à merveille. Mouillage devant l’entrée du port pas de bateaux puis une dizaine en fin d’après midi, rebière et visite puis resto et enfin dodo tout va bien.

Le mercredi matin je fais les pleins de GO puis on part vers Ajaccio par petit temps mais on n’est pas pressé, on a rendez-vous avec un autre bateau que le soir. Mouillage à Isolella et les amis arrivent vers 20h après une traversée de 54 heures dont 6 h ….à la voile. Tout le monde se retrouve pour une grillade dans une splendide maison dominant la baie d’Ajaccio. Quelle est dure la vie …. Et nous, on doit rentrer ! La météo commence à déconner et l’annonce de coup de vent sur le continent démarre nous en sommes au BMS 250, à l’analyse des bulletins on décide de partir jeudi matin en espérant rallier le continent au mieux et après on avisera.

C’est parti on ne perd pas de temps, au vue des côtes, le vent est de sud, donc de travers, c’est bon, on sent que cela tourne et monte en puissance, donc prise de ris de mon côté j’ai une bôme à enrouleur donc je réduis correctement le mélody prend deux ris, assez vite à la tombée de la nuit le vent est d’WNW 5 / 6 la mer se creuse, vagues de 3 / 4 mètres déferlantes. Je range le génois et monte la trinquette sur l’étai largable, je ne vous dis pas les précautions au moindre déplacement si « tu tombes t’es mort » c’est simple, sinon à l’abri de la capote et le pilote tenant bon c’est très supportable. OK cela mouille beaucoup mais c’est la mer. Je maintiens, pour ma part un cap aux alentours des 330 mais le mélody craque un peu et se fait embarquer, on se perd de vue et de radio dans la nuit. Pas de panique il n’y a pas de grands dangers. On se trouvera le lendemain. La nuit se passe bien j’avance tout de même à 4 nœuds et le matin les côtes sont là. Je me trouve vers le Cap Dramont. Ce n’est pas terrible mais c’est pas mal. Je décide de me diriger vers St Tropez. J’ai perdu mon copain mais, oh miracle, les GSM fonctionnent et j’ai de ses nouvelles il est à …… NICE et se dirige au port de Villefranche / mer. Il s’est vraiment laissé embarquer, rien n’est grave tout va bien rien de cassé c’est le principal les bateaux sont sur le continent donc on peut gérer la suite.

Vers 21h j’essaie par trois fois de mouiller devant St Tropez mais trop de vent je ne tiens pas et risque la cata seul ce n’est pas évident de remonter l’ancre en s’aidant du moteur. Heureusement que j’ai installé un bouton de commande près de la barre mais le risque de faire un paquet avec la chaîne est omniprésent en désespoir de cause je me réfugie à Port Grimaud ou l’on m’accueille parfaitement bien avec un zodiac et du personnel pour l’appontement. C’est parfait (pour 28.30€). Enfin le bateau s’arrête de bouger, super pot sur un bateau voisin des gens très sympas, mais il faut penser au lendemain, je remets tout en ordre pour un départ à 6h. Bonne nuit dans la couchette navigateur, le reste est « un peu » mouillé !!!!

Départ avec le soleil, du vent dans le dos et c’est reparti. Cela remonte dans l’après-midi dans la baie d’Hyères, vent de face je tire des bords, grande voile et moteur, enfin vers 15h j’arrive au port d’Hyères ou après avoir attendu au mouillage j’ai enfin une place. Tout ne va pas trop mal, résultat des courses un chandelier cassé sur le môle en béton mais ce n’est pas grave. Nous sommes le samedi soir et BMS 255, c’est décidé je voyage la nuit c’est plus calme, donc départ 23h moteur, passe de Porquerolles puis Cap Sicié, puis le Bec de l’Aigle, puis passage de l’île Maire et de nouveau la rade de Marseille blanche avec la mer et le vent toujours de face. Allez courage on va jusqu’à Carry, on fait les pleins et on repart de nuit. Tout se déroule bien, je suis accueilli au port jusqu’à 16h ou là il faut que je prenne une place pour la nuit, je décolle longeant les côtes jusqu’à Carro puis le golfe de Fos cela va se calmer…. BMS 257 mais en se calmant enfin et surtout se décalant vers l’Est. Le bateau est en parfait état, le capitaine aussi, on attaque la baie de Fos et c’est vraiment le « bordel » grosse mer de face, on n’avance pas, j’ai failli renoncer et puis une belle anecdote me donne le moral. En effet je contacte sur le canal 12 la vigie du port de commerce afin de m’inquiéter du trafic, après m’être présenter la personne m’annonce un pétrolier rentrant et un porte-container sortant, rien de bien particulier et me souhaite un bon retour à Palavas…… silence de mon côté car je n’ai pas mentionné mon port donc je demande si on se connaît …. Dégagement vers un canal libre et là la personne se présente et c’est un concurrent de course virtuelle auquelle je participe sur Virtual Transat. Le monde est petit quand on pense à la probabilité de réunir le fait qu’il travaille, que j’appelle, et que l’on a en commun un jeu virtuel. Ce fut le bon moment de la soirée.

La mer est toujours aussi forte je me déhâle tant bien que mal à 2 nœuds et vers 21 h je suis vers l’embouchure du Rhône au niveau des bouées Roustan. La fatigue me fait faire une belle connerie confondant les bouées je me dirige tranquillement en plein vers les bancs de sable, heureusement il y a un Dieu pour les cons et je m’en aperçois à temps. Tout va de mieux en mieux le vent et donc la mer se calme un peu et Pendruig (mon bateau) peut enfin lâcher les chevaux et retrouve une allure plus normale vers l’écurie. Nuit tranquille et arrivée au port à 7h15, retour maison douche et je pointe au boulot à 8h45, et après on va me dire que les fonctionnaires ne sont pas consciencieux……

Mon ami arrivera mercredi matin heureux mais fatigué.